Compétences permettant de passer du français écrit à la LSF!

L’Éducation Nationale a intégré dans ses programmes la reconnaissance du  bilinguisme  français/langue des signes. 

L’extrait  suivant du Bulletin officiel n° 29 du 16 juillet 2009 concernant  le programmes de Langue  des Signes Française (LSF) au lycée d’enseignement général  et technologique et au lycée professionnel est explicite

«COMPÉTENCES PERMETTANT DE PASSER DE LA LSF AU FRANÇAIS ÉCRIT ET DU FRANÇAIS ÉCRIT À LA LSF

Toute activité de passage d’une langue à l’autre doit tenir compte du niveau de français atteint par l’élève. L’enseignant veille ponctuellement à ce que l’élève soit capable de (CAP, BAC PRO) :

Compétences

-comparer des énoncés en français écrit et en LSF ;

-appréhender la polysémie des signes ou des mots propres à chaque langue ;

-réaliser une proposition signée à partir d’un énoncé français adapté au

niveau  de français des élèves»

Ces préconisations ne sont  assorties  d’aucune recommandation, ni d’aucune disposition s’agissant de leur  mise en œuvre ou de la formation des personnels appelés à les mettre en œuvre. 

L’Éducation Nationale considère comme résolu ce qui est le nœud du problème, l’accès aux langues et exige des lycéens sourds et a fortiori  de leurs enseignants  des compétences qu’on ne trouve pas chez tous les interprètes ….!

 

 

 

 

Langue des signes : iconicité ou scénarisation ?

Langue des signes :   iconicité ou scénarisation ?

Philippe Séro-Guillaume

Comparer, comme le font les promoteurs de l’iconicité, les prestations d’un signeur sourd racontant une histoire à un texte français écrit, nous conduit à une incongruité scientifique  lourde de conséquences au plan pédagogique en matière d’enseignement des langues aux jeunes sourds et de formation des interprètes.

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Le métier d’interprète en langues des signes et celui d’interface

Que penser de l’opposition  couramment admise entre les métiers d’interface et d’interprète? L’objectif des interfaces est de faire passer le message et surtout que la personne sourde  comprenne le message par tous les moyens (mimes, LSF, écrit, dessin…). Les interfaces peuvent apporter des conseils pédagogiques aux formateurs et ont aussi un rôle de sensibilisation. Les interprètes ont le seul objectif de faire passer un message. C’est-à-dire d’en faire passer le sens, en toute neutralité.

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