De la genèse du signe

Du sens et du concept, pensée verbale et pensée logique

Cette étude est parue dans Philologia, studia UBB L XXIII, 3, 2018 pp.33-48. Nous remercions la revue de l’autorisation donnée de la publication sur LESART psychomecanique

Les observations des enfants montrent régulièrement le développement du signe comme un processus partant du mot-phrase passant à la phrase à deux mots puis à la juxtaposition de phrases enfin à la coordination de phrases. Piaget le note tout pareillement, soit, écrit-il, le « progrès de la représentation conceptuelle »[1]. Mais, se demande Piaget : « Comment le langage permet la conception de concepts, car le rapport est naturellement réciproque et la possibilité de construire des représentations conceptuelles est l’une des conditions nécessaires à l’acquisition du langage »[2]. La question est de savoir, pour nous, si le concept et le sens verbal (signifié de puissance guillaumien) sont identiques ou non.

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Nouvelles perspectives

Introduction

Le langage n’est qu’un cas particulier de la fonction sémiotique. C’est pourquoi il me semble possible,    bien qu’il n’y ait pas de  coïncidence historique stricte,  de postuler une convergence  non encore aperçue entre l’évolution de deux manifestations de la fonction sémiotique, la représentation d’image et la représentation de langue. Pour ce faire Je me référerai à l’évolution structurale des langues   proposée par Gustave Guillaume  avec ses trois aires linguistiques et à celle  des   formes d’équilibration de l’épistémologie génétique de jean Piaget avec ses trois étapes.

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Postscriptum au journal de travail de caviardage

12 post-scriptum

 

25 avril 2019

Je viens de relire le journal complet de la séquence du caviardage réalisée avec le groupe OSE. Je me suis aperçu que je n’avais rien écrit sur la justification du texte à droite lors de la transcription pour mise en page avec des blancs (Journaux I-II-III-IV) ; or c’est là une question qui doit être soulevée. Par ailleurs, la mise à la verticale du texte m’a interpelé. En effet, j’avais le sentiment, à la relecture, que je n’avais pas tout envisagé du travail des élèves. J’ai alors décidé de relire le journal de travail à partir du numéro V, journal du 15 février 2019. J’ai relu ces journaux avec la seule idée de mieux appréhender la question de la mise en page à la verticale du texte. On peut donc considérer que le journal d’aujourd’hui 25 avril est un post-scriptum au journal de travail. Continuer la lecture

Journal de travail de la séquence 10 de caviardage

5 avril 2019

Dixième séance avec le groupe des élèves du dispositif s’ouvrir au sens par l’expression OSE :

– Les élèves finissent l’intégration des mots des autres (« c’est une boutique de mots » di Tom, se référant à une expérience réalisée en CM2) commencée la séance neuvième.

– Chacun lit son nouveau texte et l’auditoire se prononce sur ce qu’il ressent, fait des remarques sur telle tournure ou telle position de tel mot. Durant cette phase de la discussion, l’élève lecteur prend en note ce qui est dit et qu’il compte utiliser pour l’ultime mise en page. Continuer la lecture

Journal de travail de la séquence 9 de caviardage

Séance 9

 29 mars 2019

Neuvième séance avec le groupe des élèves du dispositif s’ouvrir au sens par l’expression OSE :

-suite aux séances précédentes, les élèves reprennent leur texte, en enlevant ce qui avait été repéré comme sans signification pour le texte ou alors incohérent avec le sens qui avait été construit par l’élève ou bien au cours de la discussion entre élèves. C’est donc un nouveau caviardage. Continuer la lecture